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Afin de mieux connaître les objectifs des périodes d'introduction à la vie yoguique, nous avons recueilli certains témoignages de personnes fréquentant ce genre d'activités. |
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Annick : |
Donc, le premier matin après le petit déjeuner, épluchage de légumes, jusque là ça va, je connaissais déjà, j ’avais eu l’occasion de faire du karma yoga dans d’autres stages. Puis il m’est demandé de m’occuper des parterres de fleurs : bêcher, arracher les mauvaises herbes, couper les fleurs fanées, mettre des tuteurs aux dahlias et ce jusqu’à midi. TOUTE la matinée à faire cela… J’ai trouvé le temps long. Je commençais à m'agacer, mon mental fonctionnait à cent à l’heure, je sentais mon visage se crisper et mes traits se durcir. « Si j’avais su, je ne serais pas venue », « Quelle idée d’être là… », « Pourquoi, ne puis je rester tranquille ??? »
Voilà, quelques unes de mes conversations intérieures. Après le yoga nidra et le thé, un autre karma yoga pendant deux heures ! La pression intérieure monte. J’étais en train de FAIRE des choses que je ne faisais pas chez moi par manque de temps ou d’intérêt. Je me sentais « trahir mon chez moi ». Mon conflit intérieur était profond ! |
Puis Atma Bindu m’a demandé comment ça allait, je ne sais si elle a vu que ça tournait beaucoup dans ma tête. Et là, très simplement, je lui ai parlé de mes états d’âme. Elle a écouté avec attention, elle a compris. Elle m’a dit que c’était normal et qu’il fallait justement profiter du karma yoga pour s’observer intérieurement et extérieurement dans l’action. J’ai senti un peu plus tard comme un poids intérieur plus léger. Quelque part en moi, j’acceptais la situation, j’avais lâché prise. Et, j’ai alors pensé que j’avais probablement quelque chose à apprendre ou à comprendre de cette expérience durant ces cinq jours. J’ai retrouvé une certaine joie de vivre sur le moment. Cependant, d’autres idées sont arrivées comme le jugement, l’impatience, la solitude, la dépendance, l’ennui, parfois le regard porté sur la montre, le temps ne passe pas, l’isolement… Les jours suivants, j’ai remarqué que je me calmais dans ma manière de faire, mes gestes étaient plus lents, davantage conscients. Je ne cherchais plus à prouver ou à montrer quoi que ce soit. Je me sentais détachée du résultat. J’accomplissais naturellement ce qui était demandé, avec je dirais un certain plaisir. Je me sentais libre intérieurement, sans pression et avec une certaine aisance intérieure. Je me sentais concentrée, attentive à ce que je faisais ; cela me calmait beaucoup. L’envie de fuir du premier jour avait disparu, je me sentais en harmonie et en accord avec les impératifs du moment. Cette conscience accrue tout au long de la journée m’a fait comprendre certains de mes travers, m’a montré qu’il me fallait prendre davantage soin de moi ou bien revenir à des choses plus naturelles, plus simples. |
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